mardi 16 octobre 2007

Regards

Samedi midi. Benjamin jouait au football avec son équipe, comme chaque week-end. Cela faisait plus d’une demi-heure qu’il courrait de tous les côtés et, à cause de la chaleur accablante, il était exténué. Il s’écarta un peu de ses compagnons et attrapa une bouteille d’eau glacée dans le frigo box. Il but quelques gorgés, versa un peu d’eau sur sa tête afin de se rafraîchir, et une fois qu’il eut récupéré son souffle, il rejoignit son équipe.

*****

Benjamin se tenait près du but, attendant impatiemment un centre de son coéquipier. Lorsque ce dernier se décida enfin, il tira trop fort et la balle n’était pas dans l’axe. Benjamin pris alors appui sur ses deux jambes et s’élança dans les airs, frôlant le ballon de son front, ce qui détourna suffisamment la balle de sa trajectoire pour atterrir au fond du filet.

La foule se mit à hurler.

Mais en s’élançant, Benjamin n’avait pas pensé à comment il se réceptionnerait au sol, et arriva tête la première sur le gazon. Le noir commença à envahir ses pensées et il perdit connaissance.

…Benjamin…
…Benjamin…
…C’est toi… ?
…Benjamin, c’est moi, Alice…
…Benjamin…


Lorsqu’il se réveilla, il était allongé sur une civière. Où était-il ? Qui était cette fille ? Il ne s’en rappelait plus, mais ce prénom et cette voix lui semblaient si familiers.

*****

Cette nuit-là, Benjamin fit un mauvais rêve. Il était seul, perdu dans une forêt, et ne savait pas vers où se diriger. Autour de lui, de nombreux animaux l’entouraient, l’air menaçant. Soudain, une lumière apparut. Cette lumière brillait de mille feux et l’invitait à le suivre.

Benjamin se mit alors à la suite de cette lueur, et retrouva la sortie de la forêt. Juste avant de disparaître, il vit un visage à travers cette lumière. Un visage qui lui semblait familier. Soudain, la lumière disparut et Benjamin se réveilla en sursaut. Lorsqu’il desserra son poing, il y trouva une violette.

jeudi 9 août 2007

Les souvenirs

Alice était assise, une violette à la main. Ces derniers temps elle se souvenait de ce garçon qui, pendant un été, l’avait rempli de joie.

Cela remontait à si longtemps. Des semaines ? Des mois sans doute. Voire plus.

Elle ne savait pas pourquoi ces souvenirs avaient soudain surgis dans sa mémoire. Depuis qu’elle avait retrouvé ses frères et sœurs, elle était à nouveau heureuse. Et puis, la voilà seule, assise sur le sol et tenant une violette. Etrangement, la première personne qui lui vient en tête est Benjamin.

Benjamin… Il avait du grandir à présent. C’était sans doute un homme. Il avait un boulot, une femme et des enfants. Il était heureux et avait depuis longtemps maintenant oublié cette fille mystérieuse qu’il avait rencontré au fond d’une forêt.

- « Alice, tu viens jouer avec nous ? », demanda son frère au visage rempli de tâches de rousseur.
- « Je vous rejoins un peu plus tard. Pour le moment je me repose. »
- « Tu ne te sens pas bien ? »
- « Si si, ne t’inquiètes pas. J’arrive dans quelques minutes », répondit Alice.

Tout cela semblait si loin à présent. Elle n’aurait probablement jamais plus de nouvelles de ce garçon, et cela la rendait triste.

Une larme coula le long de sa joue. Arrivée sur son menton, elle tomba et cogna un pétale de violette. Soudain, une image se forma face à elle. L’image d’un jeune homme… l’image de…

- « Benjamin ! »

Comment cela était-il possible ? Benjamin était devant ses yeux. Il avait grandi certes, mais pas autant qu’elle aurait imaginé. Il devait avoir 17 ou 18 ans maximum à présent. Quant à son visage… elle ne se souvenait pas que son regard fût si intense lorsqu’il était enfant.

Et Alice serra fort la violette entre ses mains.

mardi 17 juillet 2007

L'arrivée

- Alice ! Aliiiiiice ! Rejoins-nous Alice !

Alice observa son nouvel environnement. Quel était cet endroit ? Elle se souvenait d’une forêt, d’un petit garçon, de violettes, et d’un voyage. Un voyage…

Etait-ce ici la destination ? Sans doute oui, car son arrivée ne semblait pas due au hasard. Et ces visages…

- Tu as fait un bon voyage, Alice ?, demanda un petit garçon dont le visage était parsemé de tâches de rousseur.
- Très bon oui, mais très fatiguant. Où suis-je ici ? Et… qui êtes-vous ?

Le groupe d’enfants se regarda, étonné.

- Nos visages ne te semblent pas familiers ?, questionna une fille aux longs cheveux dorés.
- En effet oui. Mais cela me semble venir de loin, comme d’un rêve.
- Ca fait bien longtemps en effet. Essaie de te souvenir Alice. Remonte le temps et trouve en toi les réponses.

Alice plongea dans sa mémoire, et tenta de se souvenir. Il lui semblait en effet qu’elle les connaissait, mais cela remontait à une autre vie. Une vie heureuse, entourée de ses parents et de… ses frères et sœurs.

- Vous êtes mes frères et sœurs, c’est ça ?
- En effet, c’est bien nous. Tu nous as manqué tu sais Alice. On avait peur de ne plus jamais te revoir. On craignait que le chagrin t’emprisonne à jamais sur Terre.

Alise se souvint alors de Benjamin, de leurs balades dans la forêt, de leurs rires, du soleil. Sans Benjamin, jamais plus elle n’aurait retrouvé la joie. Sans lui, elle serait encore dans sa forêt. Elle lui devait beaucoup.

Alice baissa les yeux au sol. A ses pieds se trouvait une violette. Elle la cueillit et la mit dans ses cheveux. En souvenir.

vendredi 6 juillet 2007

Le songe

Une petite fille rêve, assise au milieu de la forêt. Le soleil éclaire timidement son visage et donne à son corps un aspect éthéré.

Cela fait des années qu’elle rêve, perdue au milieu de cette prison végétale qui la retient.

Rien ni personne ne brisera ce cycle qui depuis des années perdure.

- Que fais-tu là ?, demanda le petit garçon.

La petite fille ouvrit les yeux.

- Mais… tu me vois ?
- Bien sûr que je te vois, pourquoi ce ne serait pas le cas ? Je m’appelle Benjamin et toi ?
- Alice, dit-elle en souriant.

Cela faisait plusieurs heures maintenant qu’Alice et Benjamin discutaient, jouaient et couraient dans tous les sens. La journée était magnifique, et ils en profitaient. Pourtant, l’heure était déjà très avancée et il fallait rentrer chez soi.

- Où habites-tu ?, demanda le petit garçon.
- Tu es ici dans ma maison. Cela fait très longtemps maintenant que j’ai élu domicile en ces lieux.
- Ah ? Et tu ne vis pas avec ton papa et ta maman ?
- Mon papa et ma maman… ?

Alice se mit à réfléchir. Son papa et sa maman. Cela remontait à des années qu’elle n’avait plus entendu ces mots.

- Tu veux rentrer avec moi ?, proposa Benjamin.
- J’aimerais bien, mais je ne peux quitter cet endroit…
- Oh… Alors je viendrai te voir tous les jours !

Alice sourit. Elle avait oublié à quel point le contact humain était si doux.

Benjamin s’en alla ce soir là, heureux de la journée qu’il venait de passer. Chaque jour durant l’été, il alla rendre visite à sa nouvelle amie. Mais l’été passa bien vite, et il serait temps à nouveau de regagner le chemin de l’école.

La veille de la rentrée, Benjamin se rendit dans la forêt. Il expliqua que bientôt il ne pourrait plus venir que le week-end dire bonjour à Alice. Celle-ci le regarda, pleine de joie dans les yeux, et lui offrit une fleur de violette.

Sans un mot, Benjamin rentra chez lui, et reprit le rythme annuel des cours. Lorsqu’il retourna dans la forêt, Alice n’était plus là. En son centre se trouvait plusieurs violettes qui avaient écloses et qui formaient un mot : merci.

Benjamin sut qu’Alice s’en était allé vers un endroit meilleur, et il sourit.

jeudi 5 juillet 2007

Lumière*

Immobile au cœur de la forêt, j’attends.

J’attends que mon moi ressurgisse, j’attends de pouvoir reprendre prise sur le monde qui m’entoure.

Peu à peu mes yeux s’ouvrent, et je vois.

La lumière réapparaît doucement. Elle me brûle les yeux, mais cette sensation me réconforte. Ainsi je suis toujours en vie. En vie.

L’elfe au coquelicot avait donc raison, il suffit de faire confiance.

Je me laisse envahir par cette lumière. Tout s’illumine autour de moi. Tout, sauf moi.

Il me faut avancer, et découvrir peu à peu cette lumière qui timidement se cache.

Mais je le sais maintenant, elle existe. Je dois juste lui faire confiance.

Et je fais mon premier pas, tenant un coquelicot au creux de ma main.

Sans toi, sans moi

Mes yeux se ferment… doucement…
Et je n’arrive pas à m’en empêcher.

D’où vient cette fatigue ? Bonne question. Sans doute les heures de boulot, auxquelles s’ajoutent les cours du soir ainsi le manque de sommeil qui s’y greffe. Et bien sur, le week-end il faut en profiter, voir ses amis, déménager. Pas le temps de se reposer.

Oui mais c’est fini maintenant, alors pourquoi ça persiste ? Pourquoi ?

Est-ce seulement une fatigue normale ? Je me sens vidé, à bout. Comme si mon corps se vidait de toutes ses forces. Quoique je fasse, je n’arrive plus à lutter et je me sens irrémédiablement attiré par ce gouffre qui grandit peu à peu sous mes pas.

Si au moins cette fatigue n’était que physique. Non, ce serait trop facile. Elle est aussi mentale, oserais-je aller jusqu’à une fatigue de l’âme ? Oserais-je…

Mes paupières semblent peser des tonnes. Chaque seconde est une lutte pour rester éveillé. Les seuls moments où je me sens bien, les seuls instants de répit, c’est lorsque je suis près de lui, lorsqu’il me tient dans ses bras ou que je sens sa douce chaleur contre mon corps.

Mais pourquoi diable je ne peux pas m’empêcher de me diriger vers ma propre perte ? Qu’est-ce que je gagne à me faire souffrir, et à faire souffrir les autres ? Rien. Mais ma lutte est vaine. Au loin tout n’est qu’obscurité. Comment pourrais-je encore y croire alors que tout semble perdu ?

En plus de cela, je me sens mal, mal dans mon corps. Tout allait si bien il y a peu, alors pourquoi suis-je retombé dans ce vicieux système ?

Autour de moi je ne trouve que questions et incertitudes. Ma vie ne ressemble plus qu’à une chimère. Et après ? Vais-je rester dans cet état jusqu’à la fin des temps, ou vais-je un jour revoir la lumière ? A moins que tout ne prenne fin… Cette traversée des ombres semble durer depuis une éternité. Quand prendra-t-elle fin ?

Heureusement tu es là. Sans toi je serais déjà perdu depuis des mois. Mais voilà que tu t’éloignes. Par ma faute. Ne me laisse pas tomber. Seul toi peux encore me venir en aide. Sans toi que deviendrais-je ? Sans toi, serais-je encore là ?

Sans toi, il n’y a plus de moi.

mercredi 4 juillet 2007

La peur

Que faire quand la peur vous attrape et paralyse chaque cellule de votre corps ? Que faire face à cette frayeur qui vous prend les tripes et vous laisse comme une épave ?

Justement, que faire ?

Je n’en ai pas la moindre idée…

Ma journée s’annonçait pourtant sous les meilleurs augures. Le soleil brillait à mon réveil, les oiseaux gazouillaient à ma fenêtre, une douce odeur de pain au chocolat flottait dans l’air (merci maman) et dans ma tête déjà je m’imaginais croquer dans cette viennoiserie couverte de chocolat (par mes soins bien sur).

Je me suis levé avec empressement, j’ai pris une douche et je suis descendu en quatrième vitesse afin de manger cette gourmandise, oubliant presque de souhaiter le bonjour à ma mère.

Une fois repu, j’étais bien décidé à profiter de cette magnifique journée de congé. Qui aurait pu penser que quelques heures plus tard…

Au programme donc : séries télés en retard à regarder, jouer à la playstation, prendre le soleil dans mon jardin, et passer une super après-midi et soirée avec des amis. D’autant plus que le repas ne présageait que de bonnes choses : des brochettes fine champagne suivies d’une somptueuse, d’une délicieuse, d’une divine crêpe.

Et la journée se passa on ne peut mieux, tant et si bien que le temps fila et la nuit commençait déjà à sortir le bout de son nez. Un dernier verre donc, un dernier rire, un dernier bisou et nous voilà sur le chemin du retour.

Me voilà également chez moi, exténué mais heureux de cette belle journée, bien décidé à profiter d’une bonne nuit de sommeil pour mettre un point d’honneur à tout cela.
Et me voilà donc chez moi, entrant dans ma chambre, enfilant mon pyjama, me tournant pour me diriger vers la salle de bain, et soudain…

Soudain le choc, la peur, une abomination sans nom. Juste là, à quelques mètres de moi… Comment une telle horreur peut se produire ?
Je n’arrive plus à bouger, aucun son ne sort de ma bouche. Je suis cloué sur place. Pourtant je sais que si je ne bouge pas, le pire pourrait arriver, mais impossible.

Que faire ? Que faire quand la peur vous attrape et paralyse chaque cellule de votre corps ? Que faire face à cette affreuse araignée ?

Fantasy

A bout de souffle, Solyane trébucha sur une racine et s’écroula sur le sol, la tête butant contre un lit de mousse. Elle n’avait pas une minute à perdre. Elle les sentait se rapprocher dangereusement d’elle. S’ils parvenaient à l’attraper, elle ne donnerait pas cher de sa peau.

Agile comme un félin, elle se redressa et reprit sa course effrénée à travers la forêt. La nature était son domaine, tous ses sens étaient en alerte. Elle filait entre les arbres et les buissons, déjouant les différents pièges que la forêt mettait sur son passage. Elle ne devait plus perdre sa concentration. Si cela devait à nouveau se produire, tout espoir serait perdu.

Courir, encore et toujours. Que pourrait-elle faire seule face à ces créatures ? Même Lorik, un des guerriers les plus aguerris qu’elle connaissait, est tombé face à ces envoyés de l’enfer. Dans peu de temps elle arriverait aux portes de Paeris, il ne fallait surtout pas abandonner.

Et, soudain, Solyane s’arrêta net. Elle se trouvait nez à nez face à un tigre aussi surpris qu’elle. Surtout ne faire aucun geste brusque. Lentement elle se concentra et tenta d’envahir l’esprit de l’animal. Elle ressentait ses désirs primaires : la faim, la surprise, l’envie. Par un grand effort de volonté, elle essaya de réprimer les désirs bestiaux de la bête pour le faire partir. Après quelques minutes qui paraissaient interminables, l’animal reprit sa route. Solyane s’écroula, à bout de force. Elle savait qu’à présent tout était perdu.

L’atmosphère avait changé. Elle ressentait le souffle froid de la mort qui peu à peu l’entourait. Elle n’était plus seule. Ils l’entouraient. Apparurent des créatures humanoïdes à la peau vert bouteille couverte d’écailles. Leur visage était recouvert de boursouflures et ne permettait qu’à deux minuscules yeux rouges d’observer le monde qui les entourait. Ils avaient les dents jaunies et pointues, et s’exprimaient par grognements et sons rauques. Quelques uns s’approchèrent d’elle. Tout était perdu. Elle vivait ses derniers instants et elle le savait. Et sa rage ne pouvait rien y changer…


Une des créatures n’était plus qu’un cinquante centimètres de son visage. Une haleine pestilentielle sortait de sa bouche. L’odeur de la mort sans doute. Solyane serra ses poings, se sentant totalement impuissante face à ce qui allait se produire. Soudain, la créature lui sauta dessus, et se mit à lui lécher le visage.

Solyane reprit ses esprits. Elle était allongée dans l’herbe au milieu d’un petit bois, son chien assis sur elle occupé à la regarder.
Ainsi, cela s’était encore produit. Quand cela finirait-t-il ? Etait-elle maudite ?
Elle se leva et appela son chien.
- Allez Fearn, on rentre à la maison, suis-moi.

Le trajet du petit bois jusque chez elle ne durait qu’une dizaine de minutes, mais elle était perdue dans ses pensées. Depuis toute petite elle s’imaginait des histoires, des créatures, des événements. Cela aurait pu s’arrêter avec l’adolescence, mais il n’en était rien. Et le plus troublant était que ces rêves paraissaient si réels.
Que se serait-il passé si les monstres de son rêve l’auraient tuée ? Jamais encore telle chose ne s’était produit. Et heureusement sans doute. Mais elle savait que ces illusions ne s’arrêteraient jamais, et qu’ils cachaient un plus grand mystère que les troubles hallucinatoires diagnostiqués par les psychiatres.

Doutes

Accroupi dans la douche, je sens l’eau qui s’engouffre sous mes vêtements et nettoie tous les pores de ma peau. Vainement sans doute je tente de me laver de cette souillure. L’eau est gelée. Ou est-ce mon corps qui peu à peu meurt ?

Je ne peux dire combien de temps je restai là, accroupi, dans un état presque catatonique. Lentement, douloureusement, je me lève et ôte peu à peu mes habits. Une fois nu, je sens enfin l’eau qui m’envahit, qui essaie de trouver son chemin au plus profond de mon être. L’eau a toujours été mon élément. J’aime nager et sentir l’eau qui m’entoure. Il n’y a rien de plus désaltérant et de plus pur que de l’eau. Comment aurais-je pu un jour deviner que l’eau serait également l’élément qui me laverait de ce péché ?

Je coupe le robinet et je sors de la douche. J’attrape une serviette que j’enroule autour de ma taille, et je me dirige vers ma chambre. Je m’étends sur mon lit, et je pleure. Une fois de plus, j’espérais que ces larmes me purifieraient.

J’avais mal au plus profond de mon corps. Qu’avais-je fait ?
Qu’avais-je fait ?
Qu’avais-je fait…

A y réfléchir, qu’avais-je fait de mal ?
Je me redresse, et je me mets à réfléchir.
Bon, de quoi es-tu certain, Vincent ? Tu as 18 ans, tu es jeune, tu es au début de ta vie. Tu as un corps assez bien fait, des muscles fins et bien dessinés, des yeux d’un bleu clair et de beaux longs cheveux noirs. Tu as une belle gueule. Je serais une fille, je ne pourrais que craquer pour moi !
Tu es raisonnablement intelligent, tu vis une petite vie agréable, tu as de chouettes copains, une famille aimante et compréhensive. Les filles te plaisent et tu plais aux filles.
Alors pourquoi ?

Oui, pourquoi ? Car tu es curieux. Au fond de tes yeux brille cette lumière de malice. Tu as le regard d’un enfant qui veut tout essayer, tout s’accaparer, tout vivre jusqu’à l’excès. Tu n’en as jamais assez, avec toi, c’est « toujours plus ». Tu as faim de la vie, faim de l’amour, faim des expériences. Jamais tu ne connaîtras quelque assouvissement.

Maintenant, comment en es-tu arrivé à cette situation ?
Ce soir tu es sorti. Tu ne voulais pas rester seul chez toi pour un vendredi soir, alors tu t’es bien habillé, tu t’es coiffé, tu as enfilé ta veste et tu as claqué la porte de la maison direction le centre. Au détour des rues tu es arrivé devant ce bar que tu ne connaissais pas. Tu as poussé la porte, et tu es entré. A l’intérieur, des couples de toute sorte discutaient ou s’embrassaient, et des gens dansaient au détour d’une piste. Tu es allé t’asseoir, tu as commandé un verre, et tu t’es relaxé.


Ensuite, tu as entendu cette chanson que tu aimais tant. Cet air sur lequel tu ne peux t’empêcher de bouger. Tu t’es donc levé, tu t’es rendu sur la piste et tu as commencé à danser. Les musiques se sont enchaînées, les corps se sont rapprochés, la chaleur s’est intensifiée. Tu avais chaud, tu as donc enlevé ton t-shirt. De nombreux regards furtifs furent jetés en ta direction. Tu n’en avais cure, tu continuais à danser jusqu’à ne plus ressentir ni ton corps, ni la fatigue, ni la douleur. Tu ne faisais plus qu’un avec la musique. A bout de souffle, tu as ouvert les yeux, et tu l’as vu. Juste là. Assis à ta place. Etait-il réel ? Ou était-il une apparition issue de ta transe ?

Il te regardait en souriant légèrement. Vêtu d’une chemise noire à courtes manches ouverte à moitié, son corps laissait deviner un corps bien fait et désirable. Il avait les yeux bleu gris, les cheveux noirs de jais attachés par un catogan, et au fond de ses yeux brillaient une lueur indescriptible.
Tu l’as rejoint, vous avez discuté ensemble, le temps a filé. Chacun de ses mots raisonnait en toi. Vous êtes sortis par cette nuit noire, vous vous êtes baladés dans les rues de la ville, vous avez couru après des chimères jusqu’à vous enivrer de l’air frais d’automne. Sans le remarquer, vous êtes arrivés dans ta rue. Tu lui as proposé de venir boire un verre chez toi. Il a accepté.
Vous êtes monté, tu l’as installé dans le divan, tu lui as servi un verre et vous avez poursuivi la conversation.


Tu es parti chercher un livre dans ta chambre, il t’a suivi. Vous vous êtes allongés sur le lit, le nez au plafond à imaginer la voûte céleste vous émerveiller. Il a pris ta main.
Tu ne l’as pas retiré.
Il t’a caressé le torse.
Tu l’as laissé faire.
Il t’a embrassé.
Tu aimais ses lèvres sucrées.

Tout s’est enchaîné. Il a fait glissé ton t-shirt, il a caressé ton corps de ses fines mains. Tu as découvert ensuite son torse et est tombé d’émerveillement face à la beauté de chacun de ses muscles. Tu l’as embrassé, tu as recherché cette sensation de bonheur absolu en tentant de prendre possession de son corps et de ne faire plus qu’un avec lui. Vos corps se sont emmêlés. Vous avez fait l’amour. C’était ta première fois avec un homme. Jamais auparavant tu n’avais eu d’attirance pour un mec.
Vous vous êtes unis jusqu’au bout de la nuit.

Tu t’es réveillé peu de temps après, il n’était plus là. Tu t’es rhabillé, tu as été dans la salle de bain, tu t’es mis sous la douche, et tu as tenté de te purifier.

Voilà ce que tu sais, et ce qu’il s’est passé. Que constates-tu ?
1. Tu as fait l’amour avec un homme.

2. Tu remarques que tu as longuement parlé avec cet homme, mais jamais il ne t’a dit son prénom.
3. Tu ne sais pas où il est, tu ne sais même pas si tu le reverras un jour.
4. Cette nuit passée à faire l’amour avec lui était la plus belle nuit de ta vie.


Et qu’en conclus-tu ? Que tu n’as absolument rien fait de mal, que tu as réagi comme un idiot et que tu donnerais tout pour savoir comment il s’appelait et si un jour tu le reverrais. Et surtout tu donnerais tout pour que cette bouilloire arrête de siffler.

Bouilloire ? Pourtant, tu n’as jamais mis d’eau à chauffer…Tu te lèves à la hâte et tu te diriges vers la cuisine.
Tu le vois là, debout, ne portant que son pantalon, et tu souris. Il tourne lentement son visage en ta direction, ses yeux se mettent à rire et tu l’entends te dire « au fait, j’ai vu ton prénom inscrit sur un livre. C’est joli comme prénom Vincent. Moi je m’appelle Ewann ».

A ce moment, tu sais que jamais plus ta vie ne sera pareille.

Le secret ressemble à la vérité… c’est pourquoi il est secret.

Qui es-tu ?
Pourquoi me regardes-tu avec ces yeux là ?

Tu me ressembles tellement. Le même visage, les mêmes expressions, les mêmes mimiques. Non c’est impossible…
Et voilà qu’en un battement de cils, tout change. Ce n’est plus moi qui me fais face, mais c’est Toi. Je ne comprends pas.
Lentement, je lève ma main et tente de t’effleurer, mais à nouveau ma perception se trouble et tu disparais. Face à moi se trouve un petit garçon, celui que j’étais il y a dix ans de cela. J’y reconnais mes peurs, mes espoirs, mes doutes. J’y reconnais mes rêves. Ce garçon, cela fait trop longtemps que je l’ai oublié.

…Et ces yeux encore qui, une fois de plus, sondent mon âme de part en part…

Un mouvement capte mon attention et détourne mon regard de celui que j’étais. Qu’est-ce que c’est ? Un miroir ? Bizarre, mon reflet ne s’y trouve pas. Ah ? Une forme apparaît. Un jeune homme de mon âge. Il a l’air heureux. Quelle sensation étrange. Il me ressemble tellement, mais il est si différent. J’aimerais tellement lui ressembler.

Tout se brouille à nouveau. De la neige tombe. Blanche, pure, éternelle. De la lumière presque divine émane du ciel. Te revoilà à nouveau ? Où étais-tu passé ? Tu m’as manqué. Je sais qui tu es. Autrefois nous ne faisions qu’un. Autrefois, nos âmes étaient unies. Comment ai-je pu te perdre ? Comment ai-je pu m’égarer autant ? Je pensais tout savoir, je pensais me diriger sur la bonne voie, mais je me suis complètement fourvoyé. Aujourd’hui, je ne suis plus qu’un fantôme, une ombre qui erre à travers cette vie à la recherche d’un idéal utopique. Comment pourrais-je me sauver ? Comment pourrais-je me libérer de toutes ces chaînes qui m’enchevêtrent ?

Au loin, je perçois une lumière. Elle est si pâle. Je crois qu’elle se meurt. Derrière moi, les ténèbres gagnent sans cesse du terrain. J’ai peur de faire un pas. J’ai peur de prendre la mauvaise direction. Et pourtant, je ne peux compter que sur moi-même.

Je ferme alors mes yeux, et tente d’écouter ma voix. De retrouver cette voix qui peu à peu s’est tue. Il faut que je me concentre. Il faut que je la retrouve. Il en va de ma vie. Il en va de mon âme. Je sens les ténèbres m’entourer, leurs tentacules glacés tentent de m’agripper. N’y a t’il donc plus aucun espoir ? Ai-je perdu mon âme ?

Un souffle. Un soupir. Ma voix se terre au plus profond de mon âme. Je reprends espoir. Je me concentre sur ma vie d’avant, sur mes souvenirs enfouis, sur l’être que j’étais, et sur celui que je veux être. Les ténèbres lâchent leur emprise funeste, et retournent dans les profondeurs. Je serai cependant à jamais marqué par elles, marqué jusqu’au sang.

…Bonjour…
- Bonjour. Je suis content de te retrouver.
… Moi aussi…
- Suis-je sauvé ?
… Non… Ton chemin ne fait que commencer. Tu dois à présent chercher ta rédemption…
- En aurai-je la force ?
… Tu es arrivé à me retrouver, ne perds jamais espoir… La route sera longue et difficile, mais je crois en toi…La question est de savoir si toi tu crois en toi…
- Resteras-tu près de moi ?
… Je ne serai jamais loin… Mais ne t’écartes plus du chemin, sinon je disparaîtrai…

Je m’écroule sur le sol, et je pleure. La lumière au loin est plus forte que précédemment, mais j’en suis encore loin. Une courte vision me touche : la vision de mon futur. Mon futur fait de moments heureux et tristes. Je me sens déchiré au plus profond de mon être, mais je me sens bien. Je me sens revivre.

Je me redresse alors, et je pense à toi, qui m’as sauvé de l’enfer. Il me faudra dorénavant vivre avec mes démons et mes peurs, mais vivre. Te ressemblerai-je un jour ? Je l’espère du plus profond de mon être. J’avance alors. Petit à petit. Pas à pas. Vers la lumière… Mais les ténèbres m'observent. Et me désirent.

Jeanine

Jeanine.
Oh Jeanine.
She was beautiful.She was so beautiful.

The first time I’ve seen her, I was a little boy. And she was already so beautiful. She was my neighbour. My beautiful neighbour. Every night I was observing her by my window. I was only 5 and she was 14, but she was so beautiful. She was a nymph. A goddess! With her white skin, her long curly blond hair, her wide dark eyes. I was hers. My whole body and soul was already hers.

But she didn’t know it.

When I was alone in my bed, with my teddy bear in my arms, I couldn’t keep thinking about her. She was everything for me. She was my heart, she was my sun, and she was my soul. Oh, my dear Jeanine. You were so beautiful.

When I was ten, I was still dreaming of her, with my little teddy bear in my arms. I was too shy to tell her that I loved her. But when I watched her by the window, when I saw her naked in her bedroom, with her long curly hair, she was magnificent. She was so beautiful.

When I was 18, I was still in my bedroom with my teddy bear in my arms. I could only see her only during the weekend, when she came back to her parents. She was so beautiful. At night, alone in my bed, I couldn’t keep thinking about her, dreaming about what would be our life together. Even if she told me that I was disgusting, I was sure that one day we would be happy together.

Oh Jeanine. My Jeanine. She was beautiful.

When I observed her from my apartment just in front of hers, I was so happy, with my teddy bear in my arms and Jeanine in front of me. I was thinking about our life, our future. We would be so happy.

But she didn’t know it.

When I was 25, I was still observing her. I hurt because her boyfriend made me so much pain when he hit me, but I was so happy. With my teddy bear in my arms and my head aching so much, I was watching Jeanine and her f***** boyfriend making love. One day, she would be mine.

She was so beautiful. My Jeanine. Even when I was strangling her, she was so beautiful, with her small smile of pain, her long curly hair and her beautiful wide dark eyes. Nobody knew that I killed her, but I was so happy. My Jeanine was mine for ever.

Jeanine…

She was so beautiful in her grave. I was observing her, with my teddy bear in my arms, and I was happy. She was lying in her grave, with her curly blond hair, her wide dark eyes and her magnificent white dress. She was an angel.

When everyone went away, I was alone with Jeanine. I came closer, and I smelt her hair and touched her delicate skin. I was too afraid to hurt her. She was beautiful. When I entered her grave, put my teddy bear between us and held her in my arms, she was beautiful. We were alone. We were gathered. I was hers and she was mine. She was beautiful. My Jeanine.
Oh Jeanine.
You are so beautiful.

And I closed my eyes.

The blue-eyed man

Qui es-tu ?

Comment pourrais-tu être homme, toi, dont les dieux t’ont donné ce magnifique regard ? Tout homme qui oserait plonger ses yeux dans les tiens serait à jamais damné.

Je me noie. J’étouffe. L’air vient à me manquer.

Je suis planté là, face à toi, à te fixer sans broncher. Mon corps ne me répond plus. Seule la douceur sublime de ton regard m’importe. Pour toi, je renverserais des empires, je décrocherais la lune, je vendrais mon âme au diable.

Qui es-tu ? Un Ange ? J’ai peine à le croire. Derrière ton visage sombre et mystérieux encadré par une longue chevelure de jais, tu inspires plus le doute que la confiance. Et par l’intermédiaire de tes deux yeux cristallins, tu serais capable de charmer quiconque pour parvenir à tes fins.

Serais-tu un démon ? Oui, je le pense. Ma tête me dit de m’enfuir, mais je reste ici, impassible, incapable de détourner mon regard.

Tu es sublime.
Tu m’envoûtes.
Grâce à toi, je connais enfin la perfection.

Comment pourrais-je à présent continuer à voir le monde à travers mes yeux si communs. Tu es le seul capable de voir réellement.

Grâce à ton regard.
Grâce à tes yeux.

Je t’en supplie, ne reste pas sans rien faire. Laisse moi partir ou tue-moi si tel est ton désir. Je ne pourrais supporter de rester plus longtemps dans telle situation. Oui, c’est ça, tue moi ! La mort serait une délivrance. Mourir en contemplant tes yeux. Quel doux délice.

Je sens le sang qui coule sur ma poitrine. Tu souris, et soudain ton visage s’éblouit. Une flamme s’anime dans ton regard. Tu portes tes mains à ma blessure, et tu te nourris de mon sang, de ma force vitale.

Je me sens mourir. Mais je continue à soutenir ton regard.

Je m’écroule sur le sol. Tu te penches lentement au-dessus de moi. Je sens la chaleur de ton corps frôler ma peau. Bientôt je ne serai plus, et j’en suis conscient. Mais comment lutter ? Tu as pris possession de mon corps. Bientôt, tu t’empareras de mon âme.

Mes yeux se ferment, je ne distingue plus très bien la pâleur de tes yeux bleus. J’aimerais tant contempler tes yeux une dernière fois.

Ton souffle se rapproche de mon visage. Tes lèvres se posent contre les miennes. Elles sont si douces. J’aimerais que ce moment dure toute l’éternité.

Mes forces m’abandonnent. Une fois mon dernier souffle expiré, je ferai à jamais partie de toi.
Je te dois tout….
Toi….
Mon sauveur.

Quand on a une âme d'enfant

Il est 17h00.



Un jeune homme, âgé d'une vingtaine d'année, pousse la porte du magasin et pénètre en ces lieux qui l'envoûtent tant. A ses yeux, cet endroit relève de la magie et de l'émerveillement. Si cela ne tenait qu'à lui, il achèterait tout. Tous ces jouets qui font rêver, qui rappellent de doux souvenirs ou qui éveillent son intérêt.

D'un pas rapide, il se dirige vers le rayon des peluches à la recherche de l'article tant convoité. Un premier tour d'horizon... et rien. Ce qu'il a tant désiré n'existe sans doute plus. Comment a-t'il osé imaginer le contraire? La déception se lit sur son visage. Mais par acquis de conscience, il refait un deuxième tour dans le rayon, s'attardant sur chaque peluche.

C'est alors qu'il la vit. Elle, entourée d'autres peluches de son espèce. Elle lui souriait et le regardait tendrement, l'invitant presque à l'acheter. Il la prend dans ses bras et la serre fort. Il est à la fois heureux, soulagé, et attendri. Dire que de simples morceaux de tissus peuvent faire autant d'effets.

Il se dirige vers la caisse, la peluche nichée dans le creux de ses bras. Il la tend au vendeur et sort son portefeuille. Et le vendeur, de dire:

- Je vous fais un emballage cadeau pour la peluche, Monsieur?
- Non merci, c'est pour un usage personnel.


Le vendeur esquisse un léger sourire, et tend le ticket au jeune homme, qui sort du magasin. Que l'on soit âgé de 10 ou de 60 ans, garder son âme d'enfant est ce qu'il y a de plus précieux, mais aussi de plus magique sur terre. C'est notre âme d'enfants qui nous aide à rêver, à imaginer, à aller toujours plus loin et avec plus de passion.

Et guidé par mon âme d'enfant, je me suis rendu dans un grand magasin spécialisé en jouets pour acheter Georges, qui est une peluche qui a le don pour vous rendre le sourire même quand vous vous sentez un peu déprimé.


... Vous ne trouvez pas ? :)





Besoin d'espace

Besoin d’espace. Besoin d’une place.
Besoin de m’envoler, de désirer, de regretter.
Besoin de découvrir de nouveaux horizons. J’étouffe…
J’étouffe dans cette prison dorée, je sens peu à peu l’air me manquer. Vers quoi me tourner ? Dois-je encore espérer ?

Je ne sais pas. Je ne sais plus.

Qu’est-ce que la vie ? N’est-ce qu’une utopie ? Qu’un rêve qu’on nous fait miroiter ? Qu’un rêve qui jamais ne sera réalisé ?

J’ai tant voulu un ailleurs. Un monde fait de joie et de bonheur.

J’ai tant rêvé d’une vie trépidante. D’un destin que je me serais forgé à la pointe de ma volonté.

De voyager, de découvrir de nouveaux horizons. D’aimer, de découvrir d’autres passions.

Ma vie est bien réelle. Je la vis, mais cela en vaut-il la peine ?

Quand j’étais enfant, un mot, un geste, et « paf », c’était l’aventure. Aujourd’hui, ce serait la rupture.
Je me voyais médecin, avocat ou artiste, côtoyant le grand monde, vivant la grande vie. Je partais en Afrique, en Asie ou en Amérique. J’en profitais surtout, car je voulais vivre.

Et me voilà aujourd’hui, perdu dans ma vie. Avec des amis certes, mais où est cette grande vie ? Que sont devenus ces carrières flamboyantes et ces voyages initiatiques ? Qui devaient m’enrichir, qui devaient m’apprendre à vivre.

J’erre, aveugle et sourd, et souvent je me perds. Je n’arrive plus à forger mes repères. Dans le passé je connaissais mes rêves et mes désirs. Aujourd’hui j’ai peur, de ce en quoi demain sera fait.

Mais la vie sourit aussi. Je le sais pertinemment. Autour de moi tout le monde rit, et fait ce qu’il attend. Mais moi ca prend du temps. Beaucoup trop de temps. Comment vais-je encore tenir ? Je suis las de tout cela. Las de féliciter, et de ne rien recevoir.

Appelez cela jalousie, je l’appellerai fierté. Car pour le moment ce que je ressens, c’est la honte de l’échec. Echec de ma vie, échec de ma destinée. Et si j’avais une étoile, que me dirait-elle ? Elle serait triste sans aucun doute, de me voir tout gâcher.
Ma vie était belle, remplie d’imagination. Mais la vie est cruelle, et la mienne n’est que poison.

Viendront-ils ces jours heureux ? Dois-je croire au lendemain ?
Ou dois-je sortir du jeu ? Finir dans un écrin ?

Je ne sais pas. Je ne sais plus. Mais j’ai besoin d’espace.

Note : Ce texte fut écrit sur un coup de déprime. Je crois que de voir les gens faire ce qu'ils désirent ou partir à l'aventure dans des pays passionnants à quelque peu attisé ma jalousie, et a amené le blues. Blues qui fut néanmoins productif, vu ce texte, à mi-chemin entre la prose et la poésie. Moi qui n'écrit jamais de poème, je m'étonne parfois...

Douce lumière argentée
Tendres reflets éthérés
Tu éclaires de ta clarté
Nos âmes et nos pensées

Espoir issu du plus profond de nos coeurs
Tu nous insuffles la chaleur
Celle qui nous permet de progresser
Celle qui nous donne envie d'aimer

Puissé-je me perdre en toi
Puisses-tu m'envelopper de joie
Pour qu'enfin je découvre les mystères
De ma très chère planète Terre


Cette photo a été prise hier après-midi dans un petit parc près de chez moi. J'ai accentué la lumière du soleil pour donner cet effet sur l'image que je trouve, ma foi, plutôt joli ^_^

End of a cycle...

Ce texte se veut plus comme une réflexion, ou un essai sur un sujet qui tient à coeur à quelques personnes, dont moi.

Comme vous le savez peut-être, vendredi dernier s'est achevé notre campagne ADD (Donjons et Dragons) à laquelle on jouait depuis plus de 4 ans. Du moins, en ce qui concerne Quentin et moi. A la fin de la séance, Tanguy, le maître du jeu, nous dit que voilà, c'est terminé. Je vous raconte pas nos têtes. On est tous étonnés, surpris, triste, et dégoûté.
Continuerons-nous à jouer nos personnages ? Nous ne savons pas encore. Seule la prochaine séance nous le dira. Qu'en résulte-t'il ? Nous sommes dégoûtés...

Pourquoi ce dégoût ? Ce n'est qu'un jeu, et puis on devrait être content d'avoir terminé enfin cette campagne. Oui, on devrait. Mais on ne l'est pas. Mes sentiments oscillent entre la tristesse et le dégoût. Llenn, mon cher Llenn, cet elfe que j'ai commencé au niveau 1, cet être que j'ai vu naître quelque part. Chaque vendredi soir, je prenais plaisir à le jouer, à entrer dans le personnage et à continuer ses aventures. Comment oublier les bons moments qu'il a passé avec Filbert, son compagnon des débuts ? Ce petit halfelin malicieux, au regard curieux mais toujours prêt à aider. Cette petite créature qui ne "volait pas mais se contentait de ramasser". Celui avec qui il a bien rigolé, bien déconné. Que de souvenirs! Son aventure avec Galavia, le moment où il a tenté de monter sur un gryffon, son bluff légendaire à l'élementaire de terre qui pensait que Filbert avait tué ses enfants (alors que ce n'était que des cailloux ^^). Les saucissons qu'on a mangé aussi. Que de souvenirs...

N'oublions pas non plus les autres compagnons : Gorgo, Iris et Jean, nos compagnons d'infortune des premières quêtes; Arekiel, avec qui Llenn a créé le bordel; Roxop, le gobelin vénal et bavard; Reggie, l'halfelin bouffon parfois suicidaire; le célèbre Lin... Lin et sa famille... on les a bien critiqués! Lui pour avoir connu un passage boudin, sa femme pour avoir roulé lorsqu'elle était enceinte, et leur fils, le brave ficus. Des compagnons d'aventure qui ont, à leur manière, changé la vie de Llenn et avec qui il a passé de très bons moments.

Mais les aventuriers avec qui il a tissé des liens sont bien ceux avec qui l'histoire s'est achevée. Filbert évidemment, dont j'ai déjà parlé plus haut. Le nain également. Que dire sur lui ? C'est un nain, ca veut tout dire. Il est cubique, il ne se lave pas, il boit de la bière à tout moment de la journée, il n'est pas raffiné, et surtout vous savez ce qu'on dit des relations entre elfes et nains. Mais bon, je dois avouer que je l'aime bien ce nain.
Tirésias, un prêtre de Pélor. Le pauvre, il n'a jamais eu de chance. Surtout par rapport à sa jambe. Et oui, il est plus connu comme l'unijambiste! Mais son complexe (et handicap) lui a donné le fétichisme des jambes, à tel point qu'il en est devenu le "grand théopode".
Le Voyageur, alias Drangar. Un personnage très énigmatique au début qui se révèlera un dieu. Il est sympathique, c'est un elfe (ça veut tout dire ^^), il est rusé, et surtout il nous a beaucoup aidé.
Katar... un personnage ambitieux contre lequel on avait comploté de le tuer à la dernière séance. A notre plus grand regret, nous ne pourrons plus le tuer...
Et enfin, Kimari. Ma chère et tendre Kimari. Ma femme... La magicienne chaotique, mais qui a un coeur d'or, toujours prête à aider mais ayant également tendance de nous emmener dans des coups foireux. La mage avide de connaissance et de découvertes... et surtout avide d'or et de luxe. La femme qui me donna deux sublimes enfants, Loup et Lune. La femme que Llenn aimait de tout son coeur, et pour qui il est prêt à renoncer à tous les pouvoirs divins pour simplement vivre avec elle et leurs enfants sur Terre.

Pour ceux qui n'ont pas assisté tous les vendredis soirs au jeu de rôle, il n'est peut-être pas évident de comprendre pourquoi cela nous touche autant. Llenn, je l'ai vu grandir. Je l'ai forgé selon mes attentes, mes désirs, mes rêves. Au fil des semaines, je le voyais prendre vie. Son caractère se précisait de plus en plus, ses rêves, ses valeurs, ses buts, ses peurs. A chaque séance, David disparaissait le temps de quelques heures pour donner vie à Llenn. Cet elfe, c'est une part de moi. Lorsqu'avec Filbert on reparle de nos aventures (ou mésaventures), je vois les faits défiler comme si je les avais réellement vécu. J'arrive à les matérialiser dans mon esprit tellement je me suis attaché à ce personnage, je l'ai aimé et auquel je me suis identifié. C'est peut-être pour celà que je ne veux pas arrêter. J'aime ce personnage, et encore plus maintenant qu'il est père. J'ai envie de continuer à le faire vivre, à le voir évoluer lui et sa famille. Et si je ne désire pas que son aventure s'arrête, c'est simplement parce que son aventure est aussi et surtout la mienne.

Qu'est-ce que le jeu de rôle en fin de compte ? Une activité faite par des personnes asociales pour fuir le monde réel ? Loin de là. C'est la réunion entre des amis. Une réunion qui les plonge dans leurs rêves, leurs désirs et leurs peurs afin qu'ils apprennent à mieux se connaître eux, les autres, et qu'ils apprennent à mieux connaître le monde. C'est une activité qui nous pousse à réfléchir sur nous même. Mais c'est aussi un moment de pur détente, de rires, de cris, de chants, de délires. Les jeux de rôles, loin de nous couper du monde, nous y plongent en plein coeur et nous emmènent dans des contrées où nos rêves peuvent prendre réalité.

Qui es-tu?

Qui es-tu ? Pourquoi me regardes-tu avec ces yeux là ? Tu me ressembles tellement. Le même visage, les mêmes expressions, les mêmes mimiques. T’aurais-je retrouvé ? Non c’est impossible… Et voilà qu’un un battement de cils, tout change. Ce n’est plus moi qui me fais face, mais c’est Toi. Je comprends alors. Tout, depuis ma naissance, prend enfin sens. Comment ai-je pu passer à côté de cela depuis plus de 20 ans ?

We were meant to meet…
We were meant to love each other…
We were meant to be one…

A nouveau, ma perception se trouble et tu disparais. Face à moi se trouve un petit garçon, celui que j’étais il y a dix ans de cela. J’y reconnais mes peurs, mes espoirs, mes doutes. J’y reconnais mes rêves. Ce garçon, cela fait trop longtemps que je l’ai oublié. …

Ces yeux encore qui, une fois de plus, sondent mon âme de part en part…

Un mouvement capte mon attention et détourne mon regard vers celui que j’étais. Qu’est-ce que c’est ? Un miroir ? Bizarre, mon reflet ne s’y trouve pas. Ah ? Une forme apparaît. Un jeune homme de mon âge. Il a l’air heureux. Quelle sensation étrange. Il me ressemble tellement, mais il est si différent. J’aimerais tellement lui ressembler.

Tout se brouille à nouveau. De la neige tombe. Blanche, pure, éternelle. De la lumière presque divine émane du ciel. Te revoilà à nouveau ? Où étais-tu passé ? Tu m’as manqué.

Je sais qui tu es. Autrefois nous ne faisions qu’un. Autrefois, nos âmes étaient unies. Tu es ce qu’on appelle dans notre monde mon « âme sœur », tu es mon Autre. Je me sens revivre. Mes rêves, mes espoirs, tout me revient en mémoire. Tu m’as sauvé de l’enfer, toi, mon Ange. Reste avec moi. Ne nous quittons plus jamais. A deux, nous affronterons tous les obstacles et nous vaincrons. Notre Amour vaincra. Ensemble. Unis. A jamais.

Petit poème inspiré au détour d'une rue

Silence
Absence
Un coeur
Qui flanche
Amour
Un jour
Ton âme
Toujours

Lelijk

Ce texte a été écrit il y a un peu plus de deux ans, lors d'un moment de blues. Pourquoi ce texte ? Je ne sais pas. Peut-être pour extérioriser certaines choses, ou en dire d'autres que je ne dis jamais. Et pourquoi le sujet du suicide ? Car à ce moment j'avais une amie qui ne se sentait pas bien du tout et on avait parlé à plusieurs reprises de ce sujet. Donc voilà, ca m'a donné envie de mettre tout cela sur papier. J'ai intitulé ce texte "lelijk", signifiant "moche" en néerlandais.

Ce matin, je me suis tuée. Je suis allée dans la cuisine, j'ai pris un couteau acéré. Je suis ensuite retournée dans ma chambre, je me suis couchée sur mon lit et je me suis fait une entaille le long de mon poignet. Si vous lisez ces quelques lignes, c'est que vous avez trouvé ma lettre dans mon tiroir. Je ne voulais pas la laisser sur le lit de peur qu'elle ne soit imbibée de sang lorsque vous m'auriez retrouvée morte. Je voulais que mes derniers mots, mes dernières confessions soient retrouvées intactes...

J'imagine votre incompréhension devant mon acte, vos questions sans réponse, et surtout LA question qui vous ronge depuis la découverte de mon corps : Pourquoi?
La réponse est simple... parce que. Depuis ma naissance je n'ai cessé de souffrir, et cette souffrance s'est faite de plus en plus forte au fil des ans, au point d'atteindre son paroxysme et d'être la cause de ma mort. Vous pourriez penser que je me suis suicidée par lâcheté. C'est bien connu, il est plus facile de s'enfuir face à des problèmes plutôt que de les affronter. Sachez seulement qu'il faut une grande dose de courage pour s'entailler les veines, pour voir le sang se déverser hors de son corps sans crier, sans appeler à l'aide, sans dire un mot... juste le silence. Ce silence, je le connais bien maintenant. Ce silence m'a enfermé dans une carapace, m'a enfermé dans ce corps que je déteste, mon corps, m'a écarté de tout. Ce silence m'a délivrée. Ce silence m'a tuée.

Ne vous inquiétez pas, je ne vous en veux pas. Vous n'auriez de toute façon pas pu comprendre ce que je ressentais. Je crois que c'est mieux ainsi pour tout le monde : vous, libérés d'un enfant qui n'a jamais eu sa place dans cette maison, moi libérée d'un fardeau trop lourd à porter... le fardeau de la vie. Il y a certaines personnes qui sont fortes, qui arrivent à encaisser coups durs après coups durs et à garder le sourire. Il y en a d'autres, telles que moi, qui font semblants de pouvoir supporter tout cela parce qu'elles ne veulent pas que les autres s'inquiètent pour elles... seulement vient le jour où la vie n'a plus aucun sens, la souffrance plus aucune raison d'être.

Repensez à ce que j'étais. Trouvez-vous vraiment que ma mort n’est pas justifiée? On ne peut pas choisir son apparence à la naissance. Comme tous les êtres humains, je fus le fruit du hasard. A croire que le fruit était pourri dès sa venue au monde. "Le temps embellit les choses"... foutaises! Le temps m'a rendu pire. Je n'avais rien de gracieux, rien d'élégant. Comment voulez-vous plaire à quelqu'un lorsque l'on ne s'aime pas soi-même? Jamais je n'ai eu la chance d'être heureuse en amour. Ce bonheur m'est refusé. Cela ne m'aurait pas dérangé outre mesure si je n'avais pas eu vent de son existence, seulement en vivant dans une société, on est forcément amené à côtoyer les gens, et à voir que eux sont heureux. Ce bonheur, je l'ai partagé avec mes amis, me disant que mon tour arriverait. Je suis lasse d'attendre. Cette vérité, j'ai mis du temps à la comprendre et à l'accepter, pourtant elle était devant mes yeux depuis toujours. Cette vérité me disait que jamais je ne serais heureuse, mais je ne voulais pas l'accepter. Je l'ai acceptée aujourd'hui maman et papa, et je me sens libre.

Non, ne pleurez pas Maman et Papa, je n'en vaux pas la peine. Votre enfant est peut-être morte, mais elle est libérée. Je ne veux pas que je sois la cause de problèmes de quelque nature qu'ils puissent être. Pensez à moi lorsque le besoin se fait ressentir, mais continuez à vivre, continuez à être heureux, à profitez de chaque moment de votre vie. Je n'ai pas connu le bonheur, j'aimerais que vous le viviez pour moi et, le jour où l'on se retrouvera, vous pourrez me dire ce que vous avez ressenti et me le faire partager...

Ce matin, je me suis tuée. Je suis allée dans la cuisine, j'ai pris un couteau acéré et je me suis entaillée. Ce matin, je me suis libérée.

La ville déserte

Ce texte est tiré du manga Chobits, racontant l'histoire d'un jeune garçon, Hideki, qui trouve dans la rue un ordinateur personnel. Dans ce monde, les ordinateurs ont la forme d'êtres humains, et ne sont reconnaissables que parce que la forme de leurs oreilles est différente. Les êtres humains s'attachent énormément à leur ordinateur car celui-ci, outre la faculté de pouvoir ressembler à l'être de ses rêves, exauce également tous les désirs. Le manga met donc le doigt sur le danger de la technologie, en nous montrant qu'au lieu de communiquer, le risque est que chaque individu se renferme sur lui-même et vive seul, sans plus aucun échange. L'ordinateur qu'Hideki trouve se nomme Tchiii. Dans les 8 volumes du manga, on retrouve une sorte de BD que Tchiii achète à la librairie. Comme je trouvais cette BD toute mignonne, je la remets ici. Bien entendu, vous ne trouverez que le texte, mais je vous conseille fortement de lire le manga!


Dans cette ville, il n’y avait personne. Il y avait des maisons, et on voyait la lumière aux fenêtres... mais personne dans ces rues... J’ai regardé dans une maison par une des fenêtres... il y avait quelqu’un mais...cette chose avec lui...
J’ai regardé dans une autre maison...Il y en avait un ici aussi...Cette ville était comme les autres villes...Comme ils étaient bien avec ces choses! Comme ils semblaient plus heureux qu’avec d’autres personnes...Plus personne ne voulait sortir! Cette ville est déserte!
Je suis parti en voyage, découvrir d’autres villes... et je voudrais tant que quelqu’un me trouve. Une personne rien que pour moi! Mais si cette personne, rien que pour moi, se mettait à m’aimer... Ce serait l’heure de nous séparer tous les deux! Malgré cela je désire rencontrer cette personne rien que pour moi! C’est en y pensant fort qu’aujourd’hui encore, je traverse cette ville déserte...

Finalement, il n’y a personne dans cette ville non plus... Chacun vit sa “chose”. Ils sont dans un rêve dont ils ne veulent pas sortir. Même si ces moments de bonheur ne sont qu’illusion, pour eux ce sont des instants heureux...car cette “chose” exauce leurs voeux. Elle fait ce qu’on attend d’elle, elle est ce qu’on attend d’elle. Comme cette chose n’est pas humaine, elle peut réaliser le rêve de chacun. Mais.... il y a une seule chose qu’elle ne peut pas faire. Cette chose ne peut pas devenir humaine. Elle peut remplacer un humain, mais pas le devenir. Et ça, je suis bien placée pour le savoir!

Aujourd’hui encore, je vais chercher quelqu’un rien que pour moi, quelqu’un qui m’aimerait... quelqu’un qui m’aimerait sans que j’exauce ses voeux. Mais...mon “autre moi” me dit: “Est-ce que ça existe ce genre de personnes?” Je le souhaite de tout coeur... Est-ce qu’il n’aimera que moi? Ce serait merveilleux. Renoncera-t-il à me demander d’exaucer ses rêves? Si ça n’est pas le cas, s’il ne m’aime pas seulement pour moi... il n’est pas celui que je cherche.
“Vraiment”? Vraiment... “Il existe vraiment?” Oui, vraiment! “Alors... où est-il”? Eh bien... tout près de moi je crois... il y a quelqu’un que je pourrais aimer... “Oui mais... Que feras-tu si cette personne ne t’aime pas en retour”?...

“S’il aime quelqu’un d’autre, que feras-tu? Le coeur humain ne peut pas être réinitialisé ou upgradé, il est donc difficile de changer les choix faits par les humains...” Je sais bien, les humains changent facilement d’avis. Mais certaines choses ne changent jamais! Et surtout le sentiment d’amour... “Alors, que vas-tu faire”? Dans ce cas, je dois prendre une décision. Ensuite, nous devrons nous en tenir à cette décision... Ensemble, avec mon autre moi!

“Eux”, ils savent tout faire! Ce sont des objets fabriqués, bien plus beaux que leur modèles, et bien plus intelligents aussi... Façonnés selon les rêves et les désirs de leur créateur. Leur perfection est sans limite... et... avec la plus grande des douceurs, ils les plongent dans un rêve... un rêve sans fin. Amis, est-ce ça le bonheur? Pour un humain? “Eux”, ils sont là pour rendre les humains heureux... Cependant, les humains sont-ils vraiment heureux avec “eux”? Sont-ils vraiment heureux dans cette ville déserte?

Je ne sais pas... mais chacun trouve le bonheur à sa porte. Chaque personne est différente, et personne n’a les mêmes rêves! Mais s’ils ont l’air triste, peut-être sont-ils heureux au fond de leur coeur? Chaque personne a une âme qui lui est propre. Cette âme peut prendre une forme différente selon le moment ou la situation. Chacun est unique! Finalement, le bonheur aussi est unique à chacun. Alors, est-ce que je pourrais moi aussi connaître le bonheur? Ce serait merveilleux... “J’espère que tu trouveras le bonheur avec celui que tu cherches...”

Je suis arrivée dans une autre ville. Ici aussi “il” y en a partout. La ville en est remplie. “Ils” vivent avec les gens et sont aussi nombreux qu’eux. Pourtant, la personne que je cherche est UNIQUE. Mais si jamais ça recommençait? “Toi tu es une personne non”? Comment? Ma main? Est-ce que je dois te donner la main? Où m’emmènes-tu? C’est ta maison? Pourquoi m’as-tu amenée ici? Et surtout... Est-ce toi? Celui que je cherche? “C’est possible en effet... cependant, s’il t’a ramenée chez lui, c’est peut-être aussi parce que tu es comme “eux”... Peut-être espère-t-il comme les autres que ses rêves soient réalisés”? Mais il y a un rêve que je ne peux exaucer... Si j’exauce ce souhait, je devrai... je devrai dire adieu à la personne rien que pour moi.

Il n’y a pas si longtemps, tu m’as ramenée ici. Mais tu continues à vivre ta vie. Il t’arrive plein de choses dehors. Et tu me racontes tes journées. Parfois tu m’emmènes avec toi. Malgré que je ne sois qu’un... tu me dis de faire comme il me plait avec mes affaires. Petit à petit, notre temps s’écoule. Petit à petit, notre endroit à tous les deux. Petit à petit, les rapports évoluent... les rapports entre toi et moi. Mais est-ce que ça évolue dans le bon sens... ou dans le mauvais? Je ne sais pas... j’espère dans le bon sens... mais dans ce cas, tout risque de recommencer!

Ce ne sera pas comme avant! Ce n’est pas la même personne... les humains sont tous différents. Même s’ils se ressemblent... Il n’existe pas deux coeurs semblables. Donc, tout sera différent! Alors, est-ce lui, ce quelqu’un rien que pour moi? Je ne sais pas... Pourtant... j’ai commencé à la souhaiter! Ici, dans cet endroit où il m’a emmenée. Petit à petit... petit à petit... je commence à espérer... trouver enfin le bonheur! On va sûrement venir nous empêcher. On va nous empêcher de trouver ce quelqu’un rien que pour moi...

Mais... il prend soin de moi... sans rien attendre en retour. C’est un coeur pur. Il est fondamentalement bon. Avec tout le monde! Oui... il est gentil... et pas seulement avec moi... Mais sa gentillesse prend une forme différente selon les gens... On ne peut pas être gentil avec tout le monde de la même façon. Il est humain. Oui, le coeur d’un être humain change. Chaque jour... petit à petit... c’est ça la condition humaine. Et alors? Ca ne me dérange pas! A condition que petit à petit, il remarque ce que j’ai de différent. Et qu’enfin il puisse m’aimer.

A condition que petit à petit, il remarque ce que j’ai de différent… Et qu’enfin il puisse m’aimer! Si c’est le cas, nous serons un peu différentes de la dernière fois. Je ne veux plus perdre ce que j’ai de plus précieux. Plus jamais…
C’est ça qui est important… Pour eux et pour les humains… C’est important ! Il ne faut pas le perdre. C’est la preuve que je suis moi ! Ne pas le perdre. C’est ce qui me guidera vers la personne chère à mon cœur ! Si chère à mon cœur. Quelqu’un rien que pour moi…

Déjà une fois, j’ai perdu ce qu’il y a de plus important… J’ai déjà traversé des moments si difficiles. Aujourd’hui, encore, la douleur reste. Une douleur si intense. Même après avoir tout perdu, cette douleur restera. Mais je cherche… Et je cherche… Je suis ce que je suis ! Je suis un objet ! Comme je suis ce que je suis… Comme je ne suis pas humaine… C’est pourquoi, malgré tout, je suis aimée. Car je suis ce que je suis ! Il peut m’aimer car il est ce qu’il est… Quelqu’un rien que pour moi.

Moi je sais… Je suis toi… Et tu es moi. Donc j’ai compris. Dans mon cœur, toute la place est prise par cette personne. Son sourire me remplit de bonheur. Sa présence suffit à me combler. Oui… C’est ça ! Son bonheur, c’est mon bonheur ! Cette personne n’est pas comme les autres, cette personne est spéciale. Enfin, tu l’as trouvé ? Ce qui le rend unique, ce qui fait qu’il est lui et personne d’autre. Tu l’as trouvé alors… Quelqu’un de précieux, quelqu’un d’unique… Quelqu’un rien que pour moi ! Si seulement ce quelqu’un pouvait trouver quelque chose qu’il ne peut faire parce qu’il est comme il est… Et quelque chose qu’il peut faire parce qu’il est comme il est. Je l’ai trouvé ! Je l’aime parce qu’il est comme il est. Je voudrais qu’il trouve en retour quelque chose que je peux faire parce que je suis comme je suis… Et quelque chose que je ne peux faire parce que je suis comme je suis. Et s’il trouve seulement parce que je suis comme je suis, je voudrais qu’il m’aime. Parmi tous ces gens et toutes ces choses, je veux qu’il me trouve et je veux qu’il m’aime.

Un sentiment niché au fond du cœur… si doux, si tendre… mais parfois si dur. Quand je pense à lui, ce sentiment me submerge. Et tu ressens ça pour tout le monde ? Non, seulement pour lui ! Que ressens-tu auprès de lui ? Une douce chaleur, comme un soleil. Et si tu dois le quitter ? Ca fait mal… Ca fait si mal là. Comme si tu en mourais ? Nous ne pouvons pas mourir. Quand on ne vit pas, on ne peut pas mourir. Oui, on ne meurt pas, mais c’est tout comme. Toi et moi nous sommes comme les autres. Cette fois, je souhaite trouver le bonheur ! Avec quelqu’un rien que pour moi !
Mais si je ne peux pas trouver le bonheur, quand la personne rien que pour moi saura ce que je peux et ne pas faire… me choisira-t-elle quand même ? Si ce n’est pas le cas, nous aurons une décision à prendre… à propos de moi… à propos de nous… Tu souffres ? Oui. Si la personne rien que pour moi ne me choisissait pas, je suis sure de souffrir. Peut-être même que je vais m’arrêter. C’est une douleur violente, une douleur si dure qu’elle me brisera.

Il n’y a plus personne dans cette ville… mais… par les fenêtres des immeubles, j’entends des éclats de rire et de joie. Ces gens, sont-ils heureux ? Et puis… « eux », sont-ils heureux ? Je suis dans une ville déserte… je marche dans une ville déserte… Je voudrais tellement le revoir. Là, tout de suite. Mes meilleurs souvenirs, c’est lui. Mes plus grosses peines, c’est lui. Mes plus grandes joies, c’est avec lui. Mes plus grands désarrois, c’est avec lui. C’est peut-être ce qu’on appelle l’amour. Ca veut dire que… la personne que j’aime… la personne rien que pour moi, c’est…

C’est une ville déserte. Mais, il émane de ces fenêtres une douce lumière. Je suis dans une ville déserte, mais je ne suis ni triste, ni malheureuse. Mon cœur rayonne. Je ne suis qu’une chose, mais je rayonne d’une douce chaleur. Parce que moi, j’aime cette personne. Une personne qui en aime une autre, c’est un cœur amoureux… Pour les êtres vivants comme pour les autres, c’est un cœur doux et chaleureux. La chaleur est si douce. Le bonheur est si fort que je voudrais que tout le monde ait quelqu’un à aimer. Et que tout le monde soit aimé en retour. Aimer quelqu’un et prendre soin de l’être aimé. Ainsi, notre monde sera rempli de joie. Ainsi cette ville ne sera plus déserte. Dans cette ville, il y a quelqu’un rien que pour moi. Je tiens beaucoup à cette ville.

The future is now

Bienvenue à tous et à toutes sur ce nouveau blog !

Comme certains l’ont remarqué, l’ancien blog était malheureusement devenu inactif depuis quelques temps. La raison ? Peu de temps, et surtout un souci technique qui me rendait dans l’incapacité de me connecter à mon compte ^^

Ce blog sera dans la lignée de « Prémonition » : vous y découvrirez les anciens textes de « Prémonition », mais également des nouveaux, des poèmes, des images que je trouve belles.

Vos commentaires sont une fois de plus les bienvenus, et même très attendus. N'hésitez pas à me dire ce que vous aimez et ce que vous n'aimez pas dans ce que j'aurai écrit de ma propre plume, afin que je puisse m'améliorer.

Sur ce, j'espère vous voir ici régulièrement...

Bon rêve :)

Setchaya